Mourepiane, situé dans les quartiers Nord de Marseille (Provence Alpes Côte d'Azur, France) est inconnu de la plupart des Marseillais "chics", car caché derrière les cités que les Marseillais évoquent encore avec une certaine angoisse...
Pourtant Mourepiane est un ilôt de calme et d’authenticité d’une certaine vie de quartier, perché sur une butte près de la Mer et du célèbre quartier de l'Estaque.
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8.1.15
Hommages à Hélène et Charlie
Mercredi 7 décembre 2015, à l'heure où je me préparais pour aller à l'église de Saint-Henri pour assister à la cérémonie d'adieux à Hélène, la plus petite femme de Mourepiane, avec le plus grand sourire... j'apprenais en même temps ce qui se passait à Charlie Hebdo.
Hélène n'aurait pas aimé ça.
Du (bas) de son 1m et quelques, cachée sous son grand chapeau, illuminée par un énorme sourire, elle aurait parlé, parlé, parlé, se serait révoltée.
Hélène la voici en photo. Avec les enfants...on la distingue à peine... à cause de sa taille mais aussi grâce à sa fraîcheur.
Hélène s'en est allée, des suites d'une sale maladie, trop longue pour elle, trop courte pour tous ceux à qui elle manquera. Mais elle a vécu ses derniers instants, chez elle à Mourepiane.
Elle se battait pour la qualité de vie du quartier, pour la bonne humeur, les bonnes relations de voisinage. Un peu comme ceux de Charlie Hebdo, à son échelle.
Pour rendre hommage aux "francs-tireurs" de Charlie Hebdo, ce samedi 10 janvier 2015, le Festival de la Caricature de l'Estaque organise un grand rassemblement à l'Estaque
à 10 heures place de la douane à l'ESTAQUE ( pole des arts visuels) à côté du glacier.
A l'ordre du jour :
Hommage aux disparus, proposition pour pour poursuivre l'action contre la lâcheté et l'horreur.
Tignous un des dessinateurs étaient venu au festival de la caricature de l'Estaque.
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13.8.13
Rue Millau
Pas très joli ce que j'ai appris, au sujet d'une dame, âgée et paralysée qui vivait dans la Rue Millau dans notre petit quartier de Mourepiane.
Cette dame, largement diminuée physiquement, vivait là depuis longtemps, avec
Dès que l'on passait devant le portail, il aboyait en tournant en rond...
Depuis que la dame ne pouvait plus se déplacer, son chien et son chat étaient interdits de maison, car les aides ménagères et de vie, demandaient un tarif plus élevé si les animaux rentraient.
Le fils a alors décidé de faire des économies...les animaux dehors, avec tout de même la grande chance d'être nourris, et d'avoir des abris (garage et niche).
La dame pouvait-elle encore seulement apercevoir depuis son lit, ses compagnons de vie ?
Mais voilà que la dame est décédée en juillet 2013...
une voiture est arrivée, avec 2 cages pour embarquer rapidement les vieux animaux...certainement amenés à la SPA (abandonnés quoi), ces seniors qui avaient partagés la vie de la dame, ont de forte chance d'avoir été euthanasiés rapidement, après le stress du voyage en cage, des aboiements du refuge...
Voilà ce que l'on fait aujourd'hui des animaux de nombreuses personnes âgées décédées...Les enfants ne veulent pas les récupérer et hop, on s'en débarrasse.
Quelles auraient été les options ?
Cette dame, largement diminuée physiquement, vivait là depuis longtemps, avec
- son chien de 14 ans
- et son chat de 16 ans.
Dès que l'on passait devant le portail, il aboyait en tournant en rond...
Depuis que la dame ne pouvait plus se déplacer, son chien et son chat étaient interdits de maison, car les aides ménagères et de vie, demandaient un tarif plus élevé si les animaux rentraient.
Le fils a alors décidé de faire des économies...les animaux dehors, avec tout de même la grande chance d'être nourris, et d'avoir des abris (garage et niche).
La dame pouvait-elle encore seulement apercevoir depuis son lit, ses compagnons de vie ?
Mais voilà que la dame est décédée en juillet 2013...
une voiture est arrivée, avec 2 cages pour embarquer rapidement les vieux animaux...certainement amenés à la SPA (abandonnés quoi), ces seniors qui avaient partagés la vie de la dame, ont de forte chance d'avoir été euthanasiés rapidement, après le stress du voyage en cage, des aboiements du refuge...
Voilà ce que l'on fait aujourd'hui des animaux de nombreuses personnes âgées décédées...Les enfants ne veulent pas les récupérer et hop, on s'en débarrasse.
Quelles auraient été les options ?
- que les "héritiers les récupèrent en mémoire de l'amour que leur portait la mamie
- mettre des affiches dans le quartier pour savoir si des personnes avec jardin n'auraient pas pu récupérer ses 2 pauvres papis, pour les quelques années (2? 3? mois ?) qui leur restaient à vivre...
- Chercher à les placer dans des associations qui s'occupent d'accueillir et/ou de placer les animaux seniors (mais cela aurait un peu amputé l'héritage certainement - et puis cela demandait du temps): http://www.cani-seniors.org/portal.php - http://www.refuge-arpa.com/senior-canin.htm - http://www.avarefuge76.com/fr/ - et le mieux de tous, en Suisse http://www.oasis-des-veterans.com/
- en dernier recours, leur donner des calmants qui les auraient endormis, avant de les amener doucement, sereinement, chez le vétérinaire pour les endormir définitivement...mais là il fallait avoir un peu d'empathie et de courage.
9.7.13
Décès de Mr Andréani, doyen du quartier (et copain de classe de notre Simone)
Monsieur Andréani est décédé lundi 8 juillet 2013.
Il était l'un des doyens du quartier et LA mémoire de Mourepiane.
Les obsèques auront lieu Mercredi 10 juillet à 16h au crématorium des Milles.
Les gens du quartier s'étaient réunis chez lui pour ses 90 ans (en 2009 ?) et nous avions emmené avec nous notre Simone, copine de son âge (voir amoureux à une très lointaine époque)...
Nous ne dirons rien à Simone...afin qu'elle ne se sente pas trop seule.
Bon voyage Mr Andréani !
Il était l'un des doyens du quartier et LA mémoire de Mourepiane.
Les obsèques auront lieu Mercredi 10 juillet à 16h au crématorium des Milles.
Les gens du quartier s'étaient réunis chez lui pour ses 90 ans (en 2009 ?) et nous avions emmené avec nous notre Simone, copine de son âge (voir amoureux à une très lointaine époque)...
Nous ne dirons rien à Simone...afin qu'elle ne se sente pas trop seule.
Bon voyage Mr Andréani !
11.9.11
Disparition d'une part du Patrimoine vivant de Mourepiane
C'est ce matin que Mr Albert Kohler, dit "Bébert" a mis les voile pour toujours.
Ce marin du Boulevard de la Camargue qui rythmait les journées des habitants de la rue depuis (toujours ?) 56 ans, par ses sifflements matinaux et ses "Alors ?" s'est éteint en ce dimanche 11 septembre 2011.
Heureusement sa femme Jojo, sera bien entourée par l'un de ses enfants, son fils Alain et toute sa petite famille (1 garçon, une fille, des jumeaux) qui vit elle aussi dans le quartier proche (en face et dans l'immeuble de la Douane ou son voisin). Sa fille quant à elle vit en dehors du quartier mais est aussi très présente.
9.6.08
Disparition expliquée
A Mourepiane, nous sommes nombreux en terme d'habitants puisqu'il y a 500 boîtes aux lettres tout de même.
Parmi nous,
Bref, les chiens sont ceux que l'on repère le plus facilement puisqu'ils aboient au passage du facteur notamment. Certains semblent parfaitement heureux, dans de grands jardins, profitant de balades quotidiennes, rencontrant leurs congénères parfois.
D'autres sont bien bien moins heureux...ils sont dans des cours bétonnées, ayant de tout petits abris peu ombragés, ne partageant pas la vie de leurs maîtres. A Saint Henri, je pense même qu'il y a un chien de "sécurité" enfermé le jour dans un garage... Pas facile la vie en ville pour un chien! Mais que se passe-t-il dans la tête des gens ????
Les chats, quant à eux, sont les habitants de l'ombre. Ils passent d'une propriété à l'autre, d'une rue à l'autre, d'un toit à l'autre pour les plus entreprenants. Leur discrétion, leur habilité à se déplacer en fait de parfaites victimes des abandons non culpabilisants.
Certains maîtres quittent le quartier en laissant derrière eux leur ancien compagnon, décidant qu'ils se débrouillera très bien tout seul.
Heureusement d'autres, plus responsables, prennent ces animaux en charge, les nourrissent, les recueillent, les font soigner lorsqu'ils sont malades.
Mais l'une des choses principales, que l'on garde son chat ou qu'on le remette à la rue, c'est de les faire stériliser, mâles ou femelles afin d'éviter leur surnombre et tout ce qui va avec.
Nous avions à côté de chez nous, l'une de ces chattes de rue, stérilisée dans le passé par d'anciennes habitantes bienveillantes (cf l'oreille découpée, signe distinctif).
Nous l'avions surnommée "la noireaude". Lorsque nous sommes arrivés en 2005, elle était d'ailleurs accompagnée d'un ou d'une comparse, noir(e) comme elle.
Ils avaient élu la maison de Simone, comme domicile de jour. Ils y trouvaient de l'eau, des croquettes, des restes, du calme. La nuit ils s'en allaient...
Puis, l'autre a disparu. Il ne restait que la noireaude, petite mais sachant s'imposer. Elle avait réussi à être acceptée par tous nos animaux, y compris le chien, sans agressivité.
Ces derniers temps, nous la nourrissions également. Nous savions que si Simone disparaissait, la noireaude viendrait rejoindre notre ménagerie officiellement. La vie en a décidé autrement. Depuis 2 semaines, elle avait les oreilles qui se dégarnissaient petit à petit. La gale ?
Puis, doucement, elle a commencé à moins apparaître, à s'isoler. Elle n'était plus à l'appel de Simone le matin lorsqu'elle ouvrait ses volets.
Vendredi 6 juin, nous l'avons trouvé en train de vomir, elle semblait fébrile. Décision fut prise de la capturer...assez facile avec des gants. Une fois de plus, nous avons fait appel à l'association des chats de Cassis et nous l'avons amenée chez leur vétérinaire. Eh bien, notre gentille noireaude était en train de déclarer un sida du chat. 39.7 de température, perte d'appétit, eczéma...
Elle risquait à tout moment de mourir, seule dans un coin, ce qui n'était pas pensable pour nous. Mieux valait décider de la faire euthanasier afin qu'elle ne souffre pas.

C'est ainsi que Simone a perdu son compagnon chat, qui égayait ses journées, Gambas notre chat a lui aussi perdu une copine de jeu.
Parmi nous,
- il y a des humains,
- mais aussi des chats,
- des chiens,
- des oiseaux
- et d'autres animaux plus discrets qui sont gardés dans des cages ou des aquariums (un concept qu'il m'est un peu difficile de comprendre...je l'avoue).
D'autres sont bien bien moins heureux...ils sont dans des cours bétonnées, ayant de tout petits abris peu ombragés, ne partageant pas la vie de leurs maîtres. A Saint Henri, je pense même qu'il y a un chien de "sécurité" enfermé le jour dans un garage... Pas facile la vie en ville pour un chien! Mais que se passe-t-il dans la tête des gens ????
Les chats, quant à eux, sont les habitants de l'ombre. Ils passent d'une propriété à l'autre, d'une rue à l'autre, d'un toit à l'autre pour les plus entreprenants. Leur discrétion, leur habilité à se déplacer en fait de parfaites victimes des abandons non culpabilisants.
Certains maîtres quittent le quartier en laissant derrière eux leur ancien compagnon, décidant qu'ils se débrouillera très bien tout seul.
Heureusement d'autres, plus responsables, prennent ces animaux en charge, les nourrissent, les recueillent, les font soigner lorsqu'ils sont malades.
Mais l'une des choses principales, que l'on garde son chat ou qu'on le remette à la rue, c'est de les faire stériliser, mâles ou femelles afin d'éviter leur surnombre et tout ce qui va avec.
La SPA vient attraper les chats de rue sur simple appel des habitants
et les fait stériliser pour 20€.
Une somme vraiment raisonnable pour éviter de voir se reproduire à l'infini ces félins
et les maladies qui vont avec.
et les fait stériliser pour 20€.
Une somme vraiment raisonnable pour éviter de voir se reproduire à l'infini ces félins
et les maladies qui vont avec.
Nous l'avions surnommée "la noireaude". Lorsque nous sommes arrivés en 2005, elle était d'ailleurs accompagnée d'un ou d'une comparse, noir(e) comme elle.
Ils avaient élu la maison de Simone, comme domicile de jour. Ils y trouvaient de l'eau, des croquettes, des restes, du calme. La nuit ils s'en allaient...
Puis, l'autre a disparu. Il ne restait que la noireaude, petite mais sachant s'imposer. Elle avait réussi à être acceptée par tous nos animaux, y compris le chien, sans agressivité.
Ces derniers temps, nous la nourrissions également. Nous savions que si Simone disparaissait, la noireaude viendrait rejoindre notre ménagerie officiellement. La vie en a décidé autrement. Depuis 2 semaines, elle avait les oreilles qui se dégarnissaient petit à petit. La gale ?
Puis, doucement, elle a commencé à moins apparaître, à s'isoler. Elle n'était plus à l'appel de Simone le matin lorsqu'elle ouvrait ses volets.
Vendredi 6 juin, nous l'avons trouvé en train de vomir, elle semblait fébrile. Décision fut prise de la capturer...assez facile avec des gants. Une fois de plus, nous avons fait appel à l'association des chats de Cassis et nous l'avons amenée chez leur vétérinaire. Eh bien, notre gentille noireaude était en train de déclarer un sida du chat. 39.7 de température, perte d'appétit, eczéma...
Elle risquait à tout moment de mourir, seule dans un coin, ce qui n'était pas pensable pour nous. Mieux valait décider de la faire euthanasier afin qu'elle ne souffre pas.

C'est ainsi que Simone a perdu son compagnon chat, qui égayait ses journées, Gambas notre chat a lui aussi perdu une copine de jeu.
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